Spécialiste ou polyvalent

Guido Van Werde & Harry Sleurs

Guido Van Werde et Harry Sleurs sont dans la branche depuis plus de trente ans. Guido est spécialiste en crédits et Harry expert en placement. Ensemble, avec Chris Janssen, courtier en assurances, ils gèrent l’agence Crelan à Achel.

Polyvalence ou spécialisation ?

Guido: “Il faut de nombreuses années pour se spécialiser. Une fois engagé dans une voie, il est difficile de faire demi-tour. Mon domaine est trop compliqué et trop large pour faire autre chose à côté. J’ai assez de travail avec ça. Je suis encore un peu au courant des placements, mais plus de manière approfondie. C’est une décision délibérée.”

Harry: “Mon rêve, jadis, était de faire de mon passe-temps un métier, mais maintenant, je suis heureux d’avoir pu faire de mon métier un hobby.

Nous croyons en un système dans lequel chacun a son propre domaine, mais beaucoup de nos collègues sont généralistes. Notre approche présente aussi des inconvénients: en tant qu’expert en placement, je crée des liens avec mes clients. À un moment donné, il peut être question d’assurances et je dois les diriger vers mon collègue. Pour certains clients, cela peut constituer un obstacle. Il est alors intéressant d’avoir quelqu’un qui chapeaute le tout. Si cela devient trop spécifique, il peut alors quand même rediriger le client.”

Guido: “Encore changer de fusil d’épaule maintenant me semble impossible. Pour ça, la journée est trop courte et mon cerveau trop petit.”

Harry: “Je pense que c’est possible, mais je n’en serais pas heureux.”

Guido: “Se spécialiser, c’est ce que vous continuez à faire de toute façon.”

Harry: “Quand quelqu’un de Crelan ou d’Econopolis me demande comment ils peuvent me faire plaisir, je leur dis: envoyez-moi le plus d’informations possible. En matière de placements, vous ne recevrez jamais assez d’informations. Après les “heures”, nous sommes encore souvent occupés.”

Guido: “Sans considérer cela comme un effort…”

Harry: “Le fait est que vous devez garder une vue d’ensemble, vous assurer de ne pas être chacun sur une île. Il y a des questions d’organisation qui n’appartiennent pas qu’à l’un des domaines. C’est pourquoi nous envisageons actuellement la recherche d’un nouveau partenaire qui veuille chapeauter tous les domaines.”